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Vos enfants sont-ils heureux?

Parents et relations familiales image article
Le bonheur est le Graal de tout parent qui fonde une famille; mais le bonheur, comme le métier de parent, n’a pas toujours la couleur qu’on imaginait au départ. Votre bonheur est-il à portée de main ou a-t-il tendance à se dissimuler derrière une montagne d'obstacles. 
 

Une question de besoins

 
Répondre à leurs besoins
 
L’enfant ne peut pas subvenir à ses besoins sans ses parents.
 
La bien connue pyramide de Maslow place les besoins en ordre hiérarchique: à la base les besoins physiologiques (manger, dormir, etc.), puis les besoins de sécurité, d’affection, d’estime (notamment la confiance en soi), et enfin le besoin d’accomplissement de soi.
 
Mis à part ces besoins, tout être humain a également trois besoins psychologiques de base. Le premier est le besoin d’affiliation qui consiste à avoir un lien affectif avec les autres.
 
Le deuxième est le besoin de compétence, soit de sentir que l’on possède des aptitudes correspondant à son «niveau» (c’est-à-dire à son âge, à sa formation, etc.) — pour un enfant, il peut s’agir, par exemple, de faire ses devoirs seul. 
 
Le dernier est le besoin d’autonomie, qui est le sentiment d’être un individu à part entière, différent des autres, mais accepté malgré tout. Chaleur humaine, encadrement et respect de la différence, entre autres, sont des atouts importants pour combler les besoins psychologiques des enfants. «Pour les parents, c’est une grosse commande qui n’est pas toujours facile à satisfaire et qui demande beaucoup de doigté», mentionne Jessie-Ann Armour, étudiante au doctorat en psychologie de l’enfance.
 
Se défaire des idées reçues
 
On a parfois tendance à croire qu’encadrement et autonomie ne sont pas compatibles, alors que ce n’est pas le cas du tout. En d’autres termes, plusieurs parents pensent que les règlements briment «l’autonomie» de l’enfant (c’est- à-dire ses goûts, ses opinions et tout ce qui fait de lui une personne distincte) et qu’il est préférable de lui laisser la liberté de tout décider par lui-même.
 
«Pour un enfant, prendre toutes les décisions peut être très angoissant, car il sait, au fond de lui, ne pas avoir les mêmes connaissances et la même maturité que ses parents pour gérer sa vie; il a besoin d’un parent pour le guider», explique Jessie-Ann Armour. 
 
Distinguer besoins et caprices
 
Autre idée tenace: donner à l’enfant tout ce qu’il désire comblera ses besoins et le rendra heureux. «Les enfants ne distinguent pas les besoins des désirs», explique l’éducatrice spécialisée Chantale Bernier.
 
En effet, qui n’a pas déjà été témoin d’une scène de crise à l’épicerie parce qu’un tout-petit s’était fait refuser une boîte de biscuits? «Il faut non seulement faire soi-même la distinction entre les deux, mais aussi l’enseigner aux enfants.»
 
Cela dit, il n’y a rien de mal aux gâteries occasionnelles, à condition qu’il soit bien clair qu’il s’agit de privilèges. 
 
La recette du bonheur
 
Il n’y a pas de recette parfaite pour le bonheur familial, et pourtant on nous l’enseigne dans une panoplie de livres, articles et publications sur internet. Les conseils pour bien jouer son rôle de parent ne manquent pas à l’appel. 
 
«Comme le rôle de parent est énorme et complexe, c’est une bonne chose que d’avoir accès à beaucoup d’informations», affirme Jessie-Ann Armour.
 
Et puisque l’éducation est une «science» qui évolue avec les années, rien n’empêche de remettre en question le modèle d’éducation que nous ont légué nos propres parents — sans toutefois jeter le bébé avec l’eau du bain.
 
Chantale Bernier remarque que les parents d’aujourd’hui sont de plus en plus soucieux de comprendre les besoins de leurs enfants et sont prêts à rectifier le tir, si nécessaire.
 
Elle ajoute que le fait qu’ils soient conscients de leur grande influence sur leurs enfants est une excellente chose, mais à cela s’ajoute une crainte de faire plus de mal que de bien.