PUBLICITÉ

Sa petite main sur ma peau

Santé et bien-être image article
Depuis quelques jours, fiston (16 mois) a plus de mal à s’endormir seul. On dirait que c’est depuis que son père est retourné au travail après une petite semaine de congé. Enfin bref. Comme la « routine » a pris le bord cet été, je ne m’inquiète pas trop. Et j’avoue, je profite un peu…
 
Pendant que je vous écris, il est installé dans mon lit. Il porte une simple couche et est collé contre moi. Caressant mon bras de sa petite main, collant ses pieds sur ma cuisse, demandant de temps en temps une caresse de ma part, jouant dans mes cheveux…
 
Vous me direz que je le gâte.

N’est-ce pas plutôt moi que je gâte?
 
Mon petit garçon touche à tout, qui a commencé à trotter à 9 mois et qui est souvent trop occupé à explorer l’univers pour me gratifier d’un câlin, accepte encore de se coller de temps en temps, de créer et d’entretenir avec moi une bulle de douce intimité au milieu de nos journées occupées et en dépit de tout ce monde extérieur qui nous sollicite sans cesse.
 
Quand mon bébé me touche ainsi, ça me ramène à sa naissance.  Ce bébé surprise à qui j’avais parfois peur de ne pas transmettre assez d’amour, j’ai eu la chance de faire sa connaissance dans un contexte un peu différent de celui où j’avais accueilli sa fratrie.
 
Alors que pour mes quatre accouchements précédents, on m’avait donné mes bébés immédiatement (j’en ai même « attrapé » deux moi-même à leur sortie), pour cette ultime naissance, j’ai dû être « patiente ». Bébé a été déposé sur mon ventre et est monté tranquillement vers moi, qui suis tombée en amour avec lui bien avant qu’il n’atteigne mes bras.  Je n’ai même pas remarqué que son test APGAR avait été fait sur moi.  Je n’ai pas eu à demander pour l’allaiter tout de suite, ça allait de soi.
 
Quand je pense à la naissance de Liam, je ressens ce moment. Je ne m’en souviens pas, je le revis. 16 mois plus tard, quand il se colle contre moi, me caresse de sa petite main ou prend la mienne pour que je lui flatte le dos, je replonge dans ce même état.
 
Et c’est bon…
 
C’est super cliché, mais le temps passe si vite!  Au fil du temps, même les enfants les plus affectueux prennent de la distance, c’est normal. Quand fiston sera ado et même avant, les contacts physiques seront pas mal plus rares…
 
Alors je profite!
 
C’est drôle, ce matin je suis tombée sur une étude concernant le peau à peau. Je n’ai pas pratiqué cette « technique » systématiquement pendant 14 jours et mon enfant n’était pas prématuré, mais je crois aux bienfaits de cette chaleur humaine partagée.  Et j’espère que le peau à peau sera encouragé dans tous nos hôpitaux et toutes nos maisons de naissances.
 
Je termine mon texte et mon fils n’a pas vraiment dormi. Mais je peux vous dire que parmi les centaines de billets que j’ai pondus, celui-ci est un des plus détendu!