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Intervenir ou les laisser jouer?

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Il y a toutes sortes de parents. Chacun ses méthodes, chacun ses principes et chacun sa façon d’appliquer ses règles au quotidien. Personne ne peut prétendre être véritablement meilleur que les autres (quoique plusieurs essaient de s’en vanter).
 
Dans l’éventail des parents, il y a les ceux que l’on peut qualifier d’inquiets. Des parents stressés qu’il arrive quelque chose dès qu’ils ne sont pas dans l’entourage immédiat de leur rejeton. Qui doivent absolument vérifier à chaque seconde si tout se passe bien.
 
Quand notre enfant est vraiment petit, on entre presque tous dans cette catégorie. Mais certains n’en sortent jamais. Même à huit ans, leur enfant ne peut pas passer une demi-heure seul sans qu’ils viennent vérifier si une menace quelconque ne serait pas apparue durant leur absence.
 
Ce n’est pas mal, loin de là. En fait, tant que l’enfant n’y trouve rien de négatif, tout va bien. C’est même un bon exemple d’engagement et de responsabilisation. Mais sincèrement, ça ne doit pas être de tout repos.
 
À l’autre extrême, il y a les parents qui laissent beaucoup de corde à leurs enfants. Qui se font un devoir de ne jamais intervenir et de le laisser vivre avec ses bobos. En fait, on ne sait pas si c’est de la paresse ou une propension à stimuler l’autonomie de leurs enfants, mais on dirait qu’ils comptent sur le reste de la société pour intervenir à leur place.
 
Peut-être que l’idéal se situe quelque part entre les deux. Une bonne dose de lâcher-prise mais avec une vigilance en mode de veille. Une surveillance indirecte, quoi.
 
Et justement, parlant de sécurité et d’intervention, je voulais vous partager cette hilarante formule de l’auteur Jason Good, dans son livre sur la parentalité This is Ridiculous, This is amazing.
 
Il répond enfin à notre grande question : Devrais-je intervenir auprès de mon enfant maintenant?
 
Voici donc la formule magique pour savoir si ça vaut la peine de bouger: 
 
(CB x GB)  =  NP
     EAC
 
CB = Chance de blessure, sur une échelle de 1 à 100
GB = Gravité de la blessure potentielle, entre 1 et 20
EAC= État actuel de confort du parent, sur une échelle de 1 à 100
NP= Niveau de préoccupation (En haut de 1, on intervient. En bas de 1, tout va bien.)
 
Tout cela semble compliqué, mais c’est tout simple.
Par exemple, si vous êtes étendu dans un hamac (Confort = 95) et que votre enfant s’amuse sur son petit mur d’escalade du module de jeu (Chance de blessure = 5/100, Gravité d’une chute = 14/20)
 
Dans la formule, ça se transpose ainsi :
 
(5 x 14) = 0,74
    95
Le niveau d’alerte est plus bas que 1, alors on peut rester écrasé dans le hamac.
 
Mais si le même mur d’escalade était deux fois plus haut (Gravité potentielle de blessure = 17) et que nous étions plutôt assis sur une simple chaise (Confort = 55), le ratio monterait maintenant à 1,55 ce qui nécessiterait une intervention immédiate.
 
C’est tout simple, n’est-ce pas?
 
Le seul moment angoissant, c’est quand les enfants sont hors de notre vue et soudainement trop silencieux. Si on ne reçoit pas de confirmation verbale de ce qu’ils font, on doit alors s’attendre au pire.
 
Et ça veut aussi dire que même avec un confort de 100 (assis sur la toilette, par exemple), ce silence douteux vaut la peine qu’on aille y jeter un coup d’œil…