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Le Ritalin: pour ou contre?

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Remèdes miracles pour les uns, bombes à retardement pour les autres… L'usage croissant du Ritalin et d’autres psychostimulants pour lutter contre le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) soulève bien des débats au Québec.

Pour ou contre?

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Si médecins, psychologues et psycho-thérapeutes s'entendent pour dire que le Ritalin et ses dérivés peuvent, dans certains cas bien ciblés, redonner espoir à des enfants incapables de fonctionner normalement dans le système scolaire actuel, plusieurs se demandent si ces médicaments ne sont pas en train de devenir une solution trop facile pour mettre au pas des enfants gênants, qui tentent simplement de nous faire comprendre que quelque chose ne tourne pas rond dans notre façon de les encadrer et de les éduquer. Des spécialistes de la santé y vont de leurs opinions sur la question.

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TDAH: évaluez vos connaissances

Côté pile

Dre Johanne Duval, médecin de famille à Gatineau, fait partie des médecins qui n'hésitent pas à prescrire la pilule controversée lorsqu'elle le juge absolument nécessaire pour le bien d'un enfant. «Je prescris rarement ce médicament, précise-t-elle, mais plus souvent qu'il y a 10 ans.»

Elle assure le suivi médical de quelque 300 enfants, et elle estime à une vingtaine ceux qui sont présentement sous médication pour TDAH. Elle croit que ça peut faire une réelle différence dans le cas de certains, ne serait-ce que pour leur permettre de se sentir acceptés par leurs pairs. «Il faut voir les larmes dans leurs yeux lorsqu'ils reviennent me voir et qu'ils me confient qu'ils se sentent enfin dignes d'être aimés!» raconte-t-elle.

Il faut s'assurer d'avoir en main le bon diagnostic avant de prescrire un médicament dont on connaît encore mal les effets à long terme, rappelle Dre Duval. «Le Ritalin n'est pas une pilule miracle qui règle tout. La médication, lorsqu'elle devient nécessaire, doit faire partie d'un traitement global», dit-elle.Avant d'en arriver là, les enfants sont suivis en psychothérapie. Parfois, l'évaluation permet de découvrir que les troubles de comportement observés sont simplement dus à des problèmes de discipline. Le jeune et ses parents sont alors référés à un travailleur social qui explorera avec eux différentes méthodes d'encadrement.

Le processus peut sembler long, trop long, lorsque des parents en crise débarquent dans le bureau de leur médecin avec une seule idée en tête: régler le problème de leur petit au plus vite. «La pression exercée par certains parents et enseignants est énorme, constate Dre Duval. Dans ce contexte, il ne faut pas s'étonner que des médecins acceptent parfois trop rapidement de prescrire des psychostimulants.»

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