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Une équipe de soutien

Soins et prévention 0-24 MOIS image article
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Les parents dont le bébé a été victime du SMSN s’inquiètent généralement pour leurs enfants à venir. Les chercheurs essaient d’identifier des gènes qui seraient responsables d’une certaine fragilité des circuits de contrôle des fonctions vitales. Mais le Dr Praud souligne: «Une fois que l’autopsie a permis d’écarter les maladies héréditaires connues et vraiment rares, on mentionne aux parents que, s’il y a un risque accru, il est extrêmement minime.

En fait, on considère que leur bébé à venir n’est pas plus à risque qu’un autre.» Au CHUS et dans d’autres centres hospitaliers, des équipes de spécialistes rencontrent les parents dont l’enfant a été victime du SMSN, dans les deux semaines suivant le décès, pour leur apporter l’aide psychologique appropriée et les diriger vers des groupes de soutien.

Elles suivent aussi la mère durant la grossesse ultérieure ainsi que l’enfant nouveau-né. «On veut s’assurer que tout va bien mais, généralement, on n’est pas inquiet du tout.»

témoignage 2
Véronique Dostie-Boulianne, qui a perdu sa petite Ashanti, victime du SMSN à 10 mois alors qu’elle
était à la garderie, a aussi beaucoup souffert: «Je
revoyais sans cesse le visage de ma petite fille tel
qu’il était lors de son décès.» Signalons qu’elle était
mère de famille monoparentale lors du drame et
qu’elle a maintenant une petite fille de trois ans et
un bébé d’un mois. «J’étais nerveuse quand Lovia est
née. Mais, comme le SMSN frappe davantage les
garçons2, je le suis encore plus dans le cas d’Esteban.
Le médecin suit mon fils régulièrement. Il accepte
que j’utilise un moniteur d’apnée. Mais il dit que
c’est davantage pour me sécuriser et que, pour sa
part, il n’est pas inquiet.»

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