En 1878, un médecin milanais, Edoardo Porro, fait progresser l'intervention en y ajoutant des mesures d'hygiène, soit la désinfection des mains du médecin et le nettoyage des plaies au champagne ou au laudanum. Il pratique également une hystérectomie partielle sur la mère. Ces aménagements engendrent une baisse des mortalités maternelles et fœtales (qui atteignent respectivement 25% et 22%).
À la fin du 19 e siècle, une nouvelle technique de suture permet d'éviter l'hystérectomie. L'asepsie des locaux et la pasteurisation des instruments vont faire franchir un grand pas à cette opération qui sauve bien des vies.
La césarienne est aujourd’hui anoblie dans les termes de «voie haute» utilisés en français pour la qualifier, tandis que l’accouchement est réduit à une «voie basse».
Enfin, au 20e siècle, antibiotiques et pénicilline garantissent une césarienne limitant le risque de complication. Il y a eu des progrès remarquables dans le domaine de l’anesthésie-réanimation et de la transfusion ainsi que la découverte des ocytociques, possédant la capacité de provoquer ou de stimuler les contractions de l'utérus au moment de l'accouchement. Les connaissances sur la vitalité du fœtus in utero se sont également beaucoup développées.
À l'heure actuelle, au Québec, environ 20% des accouchements se font par césarienne.
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Anne-Marie 24 Septembre, 2010
à 20:32
J’abonde dans le même sens que les commentaires précédents : le titre fait peur et donne l’impression que l’article se veut un plaidoyer défavorable à l’égard de la césarienne…